Musée des Acadiens des Pubnicos et Centre de recherche
LA VIE AVANT 1755
Au dédut de la colonisation acadienne, le souci majeur des deux
premières générations fut la survie dans un environnement hostile. Les Acadiens
subvenaient à leurs besoins en grande partie par la culture du sol, le commerce (parfois
illicite) et la pêche. Mais, ces activités ne pouvaient à peine soutenir un mode de vie
sain et plusieurs d'entre eux succombèrent à des maladies telles que le scorbut, la
grippe ou l'insuffisance alimentaire.
Plus tard, les précieux conseils des Micmacs assuraient que
l'acclimatisation à l'environnement nord américain se faisait plus facilement. Par
contre, les générations subséquentes furent absorbées par la vie familiale,
l'autosubsistance et la religion catholique, trois piliers de leur société rustique.
La majorité des Acadiens de la deuxième moitié de 18e siècle
vivaient d'agriculture. Les terres fertiles de la vallé d'Annapolis produisaient de
bonnes récoltes, mais le défrichement de ces terres exigeait un labeur qui taxait à la
limite les ressources physiques des colons. Ils ont donc développé un système
ingénieux pour assécher les marais salants. Les Acadiens construisaient des aboiteaux
dont la fonction principale était d'empêcher l'inondation des prés par les grandes
marées tout en permettant l'écoulement de la pluie accumulée sur ces 'terres basses'.
Au centre de l'aboiteau se trouvait la digue construite de madriers, de branches et de
pelouse. Un clapet inséré dans une dalle au milieu de cette digue était le mécanisme
qui empêchait les marées de pénétrer le pré. Après un 'lavage' de quelques années
par la pluie et la fonte de la neige au printemps, le marais déssalé devenait terre
arable et donnait de riches récoltes, ce qui nous permet de supposer que les Acadiens ne
connurent pas les ravages de la famine.
Le système des aboiteaux et des digues demandait beaucoup
d'entretien et les travaux de construction et de réparation dépendaient de la
communauté. Cette coopération entre les différentes familles était nécessaire pour
réparer les défectuosités causées par les tempêtes, l'érosoin, voir même l'ennemi.
Pendant la première moitié du 18e siècle, le taux de natalité
chez les Acadiens était assez élevé. Cette période de l'histoire acadienne ( 1713 -
1748) est connue comme étant l'âge d'or. Par contre, le taux de mortalité enfantile
était bas à cette époque, ce qui fait que certaines familles pouvaient être assez
nombreuses. Il arriva de trouver trois et quatre générations vivant sous le même toit.
À part ces liens de sang, la communauté acadienne se rapprochait
par les liens du mariage. Peu portés vers l'exogamie, les Acadiens bâtissaient une
communauté où chaque membre pouvait facilement se lier à plusieurs de ses voisins. Par
exemple les Trahan se mariaient souvent avec les Granger, tandis que les Blanchard
s'alliaient de façon habituelle aux LeBlanc. Dans une communauté si étroitement
tissée, les mariages entre deuxièmes cousins étaient parfois prévus.
Lorsque les Acadiens se sont rétablis en Nouvelle-Écosse après la
déportation, les liens familiaux et la religion catholique continuèrent de jouer un
rôle central dans leur vie quotidienne. Leur attachement à la foi catholique et leur
grand respect pour les membres du clergé de cette église furent sans conteste des
caractéristiques marquantes de cette société tout au long du 19e siècle et pour une
bonne partie du vingtième.
L'information sur cette page est
copié du site web Acadian Odyssey

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