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La construction de bateaux

Le Beaufils:


Ce sloop d'environ 20 tonnes appartenait à Charles d'Entremont, fils de Jacques 1er, fils cadet du Baron Philippe d'Entremont. Samuel Vetch, l'administrateur de Port Royal, le confisqua en 1714, après la prise du poste par les Anglais en 1710, mais il le rendit à son premier propriétaire à la suite des démarches entreprises par son neveu, François du Pont du Vivier du Cap Breton.


Moïse a acheté une vieille grange à Pubnico Head; il l'a démonté et a traîné le bois jusqu'à West Pubnico pour construire un magasin de bateaux où il travaillera jusqu'à sa mort en 1925, à l'exception des quelques années où il a vécu à Lockeport. Charles d'Eon épousa Léonice, la fille de Moïse, et hérita de toute la propriété. À la mort de Charles, sa femme vendit l'entreprise à Oscar d'Entremont ; il la louait déjà depuis de nombreuses années. Il a commencé à y travailler après la mort de Moïse. Il a vendu le bâtiment en 1959 à Leslie J. d'Eon. – Traduit de Nos vieilles maisons (page 68).

Le Bonaventure : Après le retour des d'Entremont à Pubnico en 1766, Benoni d'Entremont construit un bateau qu'il nomme Le Bonaventure, dans lequel il navigue jusqu'à Halifax et même jusqu'à Saint-Pierre et Miquelon. À l’automne 1778, Benoni a même eu une rencontre avec des pirates un jour à Port La Tour. Ils ont pris son navire mais il a réussi à le récupérer.


Apogée de la construction : Avant la fin du 18ème siècle, on trouve également les noms de deux bateaux le Sea Flower, un navire de 30 tonnes construit par Simon à Ange Amirault, et le Micmac appartenant à Etienne d'Entremont de Pubnico-Ouest-le Bas, un navire de 26 tonneaux. Entre 1800 et 1847 on trouve d'autres noms tels que l'Arc-en-ciel et la Reine et Calypso, ce dernier étant un navire de 50 tonneaux. Ce n'est que dans la seconde moitié du 19e siècle que la construction de bateaux à Pubnico atteint son apogée. A cette époque, 130 bateaux ont été construits le long du littoral du port, certains étant de grande taille, comme le Barboroni de 100 tonnes, l'Oncle Sam de 95 tonnes et le Civilian de 97 tonnes.


Les frères Simon et Jérémi d'Entremont, fils de Jacques T. d'Entremont (« Jacquot »), ont construit des homardiers dans la grange de Jacques T. d'Entremont. On y voit Henri Pothier, Hilaire Pothier et d'autres qui ne sont pas identifiés.

Le Tibel : En parlant des bateaux les plus anciens, il faut en mentionner un qui n'a pas été construit à Pubnico mais qui fait néanmoins partie de notre histoire. Il s'appelait le Tibel et appartenait à Jean-Baptiste Duon de Port Royal, l'ancêtre de la famille Duon (d'Eon) d'Acadie. Jean-Baptiste Duon s'installe à Port Royal au début du XVIIIe siècle, où il épouse Anne Hébert le 27 février 1713. Ils eurent treize enfants. Leur quatrième fils, Abel, connu sous le nom de Tibel, a inspiré le nom du bateau. Pendant un certain temps, Jean-Baptiste voyagea le long de la côte est de la Nouvelle-Écosse et notamment jusqu'à Louisbourg pour transporter des provisions. C'est au cours d'un de ces voyages que le Tibel fit naufrage au large de Port-à-l'Ours. L'équipage a réussi à se sauver mais le navire a été perdu.


Il s'agit de barils d'appâts salés (harengs et/ou maquereaux salés). L'appât salé est souvent utilisé car il reste plus longtemps sur le piège, les phoques ne le retirent pas des pièges et la plupart du temps, c'est l'appât le moins cher.

La pêche


Dans l'histoire de Pubnico, l'industrie principale a toujours été la pêche et les endroits les plus fréquemment exploités étaient les trois suivants :le Banc de Brown, le Banc de Banquereau et les Grands Bancs de Terre-Neuve. Lorsque on pêchait sur le banc de Brown, on était jamais partis plus de deux semaines, généralement une semaine seulement, mais sur les Grands Bancs, c'était une autre histoire. Premièrement, seuls les plus gros bateaux pouvaient participer à ce type de pêche. Pendant la saison, on faisait deux voyages. Pour le premier, on laissait Pubnico vers la fin mars (si l'hiver n'avait pas été trop rigoureux) et on revenait vers la fin juin. D'habitude, on essayait de se précipiter pour être de retour pour la Saint-Pierre, patron de la paroisse, qui est le 29 juin. Au bout d'une dizaine de jours on repartait vers les Grands Banc pour revenir vers la mi-septembre.


Barils d'appâts salés. Les grands bateaux transportaient un équipage d'une vingtaine d'hommes. On imagine toutes les provisions nécessaires pour nourrir tout le monde pendant ce voyage de près de trois mois. Il était nécessaire de se munir des provisions suivantes à bord :


Quarante barils de farine; quelques tonneaux de viandes salées; des pommes de terre ; des pommes séchées; de la mélasse; et, une quarantaine de barils d'eau douce. On remplissions également quatre ou cinq barils d'eau douce destinés à recevoir l'huile de foie de morue pendant le voyage. On avait besoin d'au moins cent barils de palourdes comme appât.


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